Home Page > Domaines d'interets > Technologie de construction

Technologie de construction

Les coûts élevés de transport et le manque d’électricité ont favorisé l’augmentation drastique du prix d’achat des matériaux et partant le coût de construction des infrastructures. Ceci explique pourquoi les infrastructures publiques se dégradent de plus en plus en Afrique.

Il est crucial que soient adoptées des solutions alternatives viables qui prennent en compte les ressources localement disponibles. Voilà pourquoi les Africains devraient tirer des leçons de l’histoire des techniques de construction, notamment des pratiques des architectes et constructeurs romains dont certains monuments architecturaux sont encore utilisés 2000 ans après.

Les Africains pourraient également s’inspirer de l’expérience de la période d’avant les inventions du ciment et de l’acier en Europe pour améliorer leurs techniques de construction des infrastructures. En effet, les seuls moyens qui étaient utilisés à cette époque là pour la construction des infrastructures publiques et privées avaient trait à l’utilisation intensive de la main d’œuvre, à l’utilisation des matériaux locaux et au recours à de techniques simples (les arcs, les voûtes, les machines simples, etc..

 L’usage des arcs comme technique de construction fiable et bon marché était très répandu en Afrique pendant la période coloniale. Presque tous les monuments pourvus d’arcs, de même que les ponts en arc et en pierre, remontent à cette période là. Cette pratique a cessé après les indépendances quand l’investissement de gros capitaux dans la construction était devenu une mode visant à maximiser le profit et à monopoliser la production des matériaux de construction (usines de production de ciment ou de fer à béton). Cette approche capitaliste a fini par l’emporter sur les techniques s’appuyant sur un recours intensif à la main d’œuvre, forçant ainsi les matériaux de construction disponibles localement à quitter la scène.

Les coûts exorbitants de construction des infrastructures peuvent baisser considérablement si des techniques et outils appropriés sont utilisés. Très souvent, on trouve des ponts construits en bois, en ciment, en béton ou en acier importés dans des zones qui disposent pourtant d’énormes quantités de pierres. Ces ponts doivent être réfectionnés tous les 2 à 5 ans. Un pont en arche ou en voûte est approprié et bon marché, et peut s’avérer une solution durable pour les communautés locales africaines.